Sain, doux (et pas saindoux) abordable. Sa recette née au 14ème siècle, a été modernisée sous Louis XIV et exige 72% d’huile minimum. Quand on sait que 80% des savons vendus sont des faux… et qu’aucune AOP n’existe ! Aïe !

Alors, troque ton gel douche chimique contre un pain de « vrai » savon de Marseille. Encore faut-il en trouver… du vrai. Suis-le guide.

Il n’existe plus que 4 savonneries traditionnelles dignes de vous fournir votre pain (d’usage) quotidien : Marius Fabre, la Savonnerie du Midi, le Sérail, le Fer à Cheval.

Le savon y est fabriqué à partir d’une « cuite » : une pâte à base de 98% d’huile d’olive (le restant étant le l’huile de coprah et de palme) et de soude, portée à 100° dans des chaudrons de pierre réfractaire pour une cuisson de… 10 jours ! La cuisson exige une présence humaine quasi-permanente. A l’issue du processus, la pâte est lavée de sa soude 5 à 7 fois, pour devenir « extra-pure », puis goûtée (eh ouais). Encore deux jours de repos puis la pâte est déversée dans des mises talquées (moules) et, enfin, découpées en blocs allant de 1 à 2,5 kg et tamponnés. Tu comprends pourquoi ton “savon de Marseille” de supermarché est un faux inadmissiblement grossier. 

La commande en ligne est possible sur le website de chacune des fabriques citées et il ne t’en coûtera pas plus cher que dans ton hypermarché préféré !

Bon à savoir : le vrai savon de Marseille est un produit naturel, biodégradable (contrairement aux gels douche) hypoallergénique (sans colorant ou adjuvant allergène), désinfectant, multi-usage (dentifrice, lessive) et donc économique ! Youpi !