Pour écrire un roman ou un scénar digne des plus grands, il y a quelques règles à respecter. 

1-Une histoire siiiiiiimmmple ! 

L’histoire doit pouvoir être résumée en une question 25 mots : « Et si ?… ». Exemple : “et si un tueur en série devenait immortel et croisait la route d’un flic… lui aussi immortel ?” C’est le “high-concept”.

Ensuite, il faut un “panorama historique”, soit le tableau d’une époque, soit une critique sociale de la société contemporaine. Exemple : “”et si un tueur en série devenait immortel et croisait la route d’un flic lui aussi immortel… dans un monde où la pire pauvreté côtoie l’immense richesse”.  

2-Le style

Vi-su-el. Ni second degré, ni ironie, ni métaphore : journalistique, transparent, sans fioritures ni d’adverbes. 

Toujours partir du particulier pour aller au général.

Ne jamais dire autre chose que « dit il » à la fin d’un dialogue.

3-Le héro

Il est toujours inclu dans une histoire de famille. Il n’a pas de parents, a perdu ses parents, cherche ses parents…

Le héro peut être une équipe de plusieurs personnages qui composent une famille “traditionnelle”. Exemple NCIS canal historique : grand-père (Gibbs/Ducky), père (DiNozzo), mère (Ziva), fils (McGee), fille (Aby) avec quelques variantes (quand Gibbs a une aventure, il devient le père, etc…). 

Le héro est un expert et le méchant aussi. 

4-Le Plan en 3 parties.

a-Quel est le conflit ?

On se fiche du passé des héros, on les prend directement tels quels au moment où ils plongent dans l’histoire. Ils ne sont pas en conflit avec eux-mêmes. Ils sont dans l’action. Leurs émotions dictent leurs décisions.

Créez du conflit : le conflit nourrit l’histoire. Il faut décuplez les conflits. Pensez à Grey’s Anatomy.

A la fin de la partie, le livre doit prendre une nouvelle direction.

b-Les batailles

Les héros se battent contre des forces extérieures pour atteindre leur objectif, à travers une série d’évènements les conduisant au climax (fin de la partie 2) : confrontation entre héro et ennemi.

Les héros vont de la campagne à la ville ou inversement. De l’anonymat au succès ou du succès à la déchéance. Bref ils font le tour de leur histoire.

Entre deux batailles, le héro doit tomber amoureux. La passion amoureuse joue un rôle charnière dans le récit.

Et pendant une bataille, un personnage principal (hormis le héro ou le méchant) doit mourir.

c-Un « big finish » en « happy end »

A propos de l'auteur

Chroniqueur/Pigiste, spécialiste Société&Médias

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