En 1978, le génial Claude Duneton nous expliquait, dans La Puce à l’Oreille, le sens des expressions francophones. Que ne puisse-t-il encore être parmi nous pour évoquer le fameux “à la wanagain bistoufly”. Heureusement, il y a des gens formidables, comme Elena Policka, auteur de la magnifique “Étude contrastive de la circulation des néologismes identitaires pour les jeunes dans l’espace médiatique” nous permettent aujourd’hui d’apporter une réponse concrète au cri d’alarme lancé par des milliers de femmes et d’hommes, tels Jean-Michel, professeur de lettres dans un Lycée de la Drôme. “Mes élèves aiment à répéter dix fois par heure “One again a bistoufly !”, mais d’où ça vient et qu’est-ce que ça veut dire ?” se morfond-t-il. Voici notre réponse en deux parties et deux sous-parties.

1/ A la Wanegaine / Waneguène / Alawouanagaine, etc…

Après une recherche approfondie sur le net, il semble possible de dater cette expression dans une fourchette allant de Jeanne D’arc à Franck Dubosc.

1-A/Jeanne D’arc

Durant les nombreux affrontements entre la France à l’Angleterre, la pucelle aurait pris l’habitude de brailler « Won Again ! », à la fin des batailles. Ce cri de victoire s’est progressivement transformé en une expression signifiant « à l’arrache », « à la va-vite » ou “à la v’la comme j’te fout”.

La preuve : la Wanagain, est une course à pied délirante mêlant obstacles, jeux d’eau, ateliers à franchir et passage dans des lieux insolites, et dont le spot de départ semble être la Maison de la Céramique du Pays de Dieulefit.

1-B/Franck Dubosc

Dans la bouche du comédien, l’expression « à la wanagain » ne veut objectivement rien dire. Pour « Wanagain a Bistoufly », c’est encore plus évident. L’humoriste a d’ailleurs tendance à user de la variante  “à la wouanagaine people-night”.

Transition

Comment en est-on arrivé là ? Selon les recherches du savant FloBeesCool, Bistoufly aurait une origine tout à fait différente.

2/ Bistoufly

2/A-Keums

Il faut aller chercher du côté d’une autre guerre, plus récente : la Seconde Guerre Mondiale. Ici encore, l’explication est à prendre avec des pincettes : les escadrons de kamikazes Japonais se seraient surnommés « Best to Fly » (ou bistoufly avec l’accent nippon) bien que, comme le suggère l’auteur de la recherche, ces pilotes y allaient plutôt à la wanagain.

2/B-Contre Keums

Retrouve tous les articles te @twitoast sur le-toaster.fr

Une réponse

  1. Pour une analyse sociolinguistique d'à l...

    […] En 1978, le génial Claude Duneton nous expliquait, dans La Puce à l’Oreille, le sens des expressions francophones. Que ne puisse-t-il encore être parmi nous pour évoquer le fameux « à la wanagain bistoufly ». Heureusement, il y a des gens formidables, comme Elena Policka, auteur de la magnifique « Étude contrastive de la circulation des néologismes identitaires pour les …  […]