Le cerveau d’un enfant c’est d’la pâte à modeler. Un enfant qui naît dans un environnement protecteur et sain va gagner en maturité. Un enfant sur qui l’on gueule toute la journée et qu’on humilie en pleine rue va prendre du retard. Donc, oubliez le “dressage” des enfants entre 2 et 5 ans à coups de “fessée cul nu devant tout le monde”. Et vive la Suède

Chez junior(e), tout se passe dans le cortex orbito-frontal (là où le ballon de foot tape lors d’une tête). C’est le centre de notre « humanité », de nos émotions. Cette partie du cerveau est en compétition avec l’autre, le cerveau archaïque, qui guide nos instincts : le cerveau “niark-niark”.

Si l’enfant est souvent en situation de stress, de danger ou de conflit, ce cerveau archaïque va prendre le dessus. Crier, punir et menacer se retournera toujours contre le parent : l’enfant sera dur et violent. La priorité est donc de calmer un enfant en colère, d’apaiser son environnement et de ne lui donner que de gentils ordres. Il est donc suggéré aux parents de prendre 2 billets pour le monde des Bisounours et de toujours être au taquet de la patience et la coolitude. 

Il est aussi conseillé de provoquer chez l’enfant le “plaisir de la découverte par le jeu” : ce plaisir crée de la dopamine qui le rend créatif. Il ne faut donc pas lui donner d’ordre, mais créer des mini-jeu en permanence. Exemple : ne dites pas “mon coeur, mets tes chaussures, nous allons à l’école, maman/papa est déjà en retard”, mais “tu veux jouer à la course au chocolat ? c’est simple, je compte jusqu’à 100 et si non a mis nos chaussures et qu’on est dans la rue avant la fin du décompte, on a tous les deux droits à un super chocolat trop bon !” Yaaaaa. Ou alors, on peut juste laisser au gosse le temps d’obéir, et prévoir quelques minutes pour lui laisser faire autre chose que l’ordre qu’on lui a donné. Un enfant ne PEUT pas obéir immédiatement.

Tout cela peut se résumer en deux phrases : « on ne fait pas de mal ! » et « je te fais confiance ». 

Putain, ça va être dur…