Nous sommes allés à la rencontre de Capucine Narcissea, blogueuse mode (imaginaire) de renom qui fait s’affoler les compteurs de touitter à chacune de ses interventions.

ZincMag : Bonjour Capucine, merci de nous recevoir dans votre superbe loft Parisien. Pourriez-vous présenter en quelques mots pour celles et ceux qui ne vous connaîtraient pas encore…

CN : j’ai 28 ans, je suis Parisienne. Je voyage beaucoup mais Paris est ma ville de cœur. Je suis multi casquettes : rédac chef, styliste, designer, graphiste, illustratrice, Dijette… et Blog-trotteuse! (rires).

ZincMag : Comment êtes-vous devenue la blogueuse influente que vous êtes aujourd’hui?

CN : J’ai une formation assez classique (ESC). J’ai travaillé dans la ‘com’ comme chef de projets. Après 2 ans, j’ai voulu changer d’air. J’avais vraiment besoin de me faire plaisir. Mes amis et collègues n’arrêtaient pas de me parler de mon look, de me féliciter pour mes coupes de cheveux, mes fringues… ça a fini par me faire cogiter. Soudain tout est devenu clair. Je me suis dit : « J’ai un don pour la mode. Je vais en faire quelque chose ».

ZincMag : Comment a commencé l’aventure Dura Moda, Sed Moda?

CN : Je suis arrivée dans ce milieu à moment charnière. Les modeuses attendaient fébrilement qu’il se passe un truc… Certaines des blogueuses que je suivais à l’époque semblaient engoncées dans leurs petites habitudes. Ça m’a profondément déçu de constater qu’elles n’étaient pas à la hauteur des enjeux. À l’époque, j’ai eu le courage de dire tout haut ce que beaucoup pensaient tout bas et de m’élever contre les fausses prêtresses de la mode perchées sur leur tour d’ivoire. Je me souviens avoir créé mon blog sur un coup de sang, suite à un article de Gabriela Esteban sur la Mode du ‘running’. Elle affirmait sur un ton péremptoire : « Les filles, il est temps de succomber à l’appel du running ! Enfilez vos baskets et c’est parti pour un 3 kilomètres dans le parc de Vincennes ! Je me suis dit : « mais pour qui elle se prend ? Moi ça fait déjà un mois que je m’y suis mise. Franchement, j’ai vraiment besoin d’elle pour m’apprendre un truc que je sais déjà? ! ». Dura Moda, Sed Moda est né ainsi.

ZincMag : Mais quand vous vous êtes dite “J’ai un don pour la mode… Je vais en faire quelque chose”. C’est un peu comme ceux qui tentent ZeVoice parce qu’ils chantent sous la douche, non ?

CN : (Silence gênant pour tout le monde)… Je ne suis pas venue à la mode en fait, c’est plutôt l’inverse. J’ai toujours senti que j’avais ma place dans ce monde bien avant qu’on me le dise. J’ai lâché mon job et je me suis lancée tête baissée, encouragée par ma famille, mes amis. Et en 2 mois j’avais déjà 40000 followers. La concurrence a dû s’adapter! (rires) J’ai pris une assistante stagiaire qui m’aide à organiser mon planning, mes rendez-vous. 

ZincMag : Comment expliquez-vous cet engouement ? 

CN : C’est vrai que ça a été très vite pour moi. Je pense que j’ai su flairer l’ère du temps, là ou d’autres étaient dans « l’attente de… » Les blogueuses qui se disent ‘trendsetters’ (lanceurs de tendances) alors qu’elles se contentent de butiner ce qui se dit dans les ‘mags’ et de les mettre à leur petite sauce… ça me désespère un peu. De l’audace que diable! Après, on s’étonne que les gens se ressemblent tous… Par exemple, là où je pense avoir fait la différence, c’est quand j’ai annoncé avant tout le monde la mode des imprimés brocoli l’été dernier… c’est un peu ça ma ‘dif’ (différence) je crois. Je vois loin. Là où les autres filles font des ‘zinsta’ (photos zinstagram) insipides sur des tendances qui ont déjà une semaine, moi je me projette.

ZincMag : C’est aussi vous qui aviez annoncé le retour des méduses de plage avec chaussettes portées dans la rue.

CN : Oui, peut être trop avant gardiste… Vous savez, parfois on lance un truc… 

La suite au prochain épisode !

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