La cocaïne, c’est has been. Pour ceux qui ont deux shoot d’intelligence, suffit maintenant d’une gélule de smart drugs pour passer de boloss à nerdz. Désormais, étudiants, geeks et jeunes cadre dynamiques se défonce le cerveau aux médocs légaux. Zinc a fait péter l’ordonnance.

Les « qui marchent pas »

Noopept. Né en 1964, il améliore la transmission des infos entre neurones (c’est d’ailleurs le principe de toutes les pilules dont on va causer). Revisitée en 1995 par les Russes, sa formule n’a d’effet que sut le (très) long terme. Une sorte d’anti-âge du cerveau, on le conseille à ceux qui croient avoir Alzheimer à 30 ans. C’est pas cher (6,30€) mais, par contre, prends des chewingum Emile… ça fait sentir pas bon de la bouche.

NTZ.2. Si tu as vu le film Limitless, tu sais de quoi on parle. Potion magique qui rend Bradley Cooper soit-disant beau et intelligent. Pffff ! Dans la vraie vie, le NTZ.2 est une drogue bio à base de vitamine D, de ginseng, de bacopa, et d’oméga 3. Bref, ça n’a pas grande chose à envier au Juvamine ou à une darne de saumon ! D’ailleurs, sur les forums, on compare son effet à celui… d’un café (deuxième effet quisss-coule compris). À 30 euros la boite, on s’en passera.

Les « qui marchent »

La L-théanine. À 3 euros sur Amazon, c’est la panacée. Cette molécule, présente dans le thé vert, aide à la concentration. Associée au café (200 mg + 2 expressos), on passe en mode tireur d’élite : éveillé et focused ! Excellent pour conduire, bosser toute la nuit ou se faire un marathon StarWars. Par contre, attention à l’ulcère… à la longue !

smart drugs, drogue, shit, coke

La Ritaline. Uniquement sur ordonnance. Mais y’a beaucoup de black. On peut comparer cet Amphet à du RedBull en comprimés. Excellent booster, il supprime la fatigue. À nous le taf et/ou la teuf ! Motivation, volonté, éveil, concentration, tu es à fond. Cette molécule est même devenu le remède miracle des parents contre l’hyperactivité (supposée) de leurs gosses. Mais à moyen terme, les effets secondaires de cette Smart Drug sont violents : maux de crâne, perte de sommeil, transpi, courbatures. Es-tu prêts à en payer le prix ?

Les « qui marchent trop bien »

Le Phenylpiracétam ou Carphédon. Celui qui te dis « la coke, c’est so 2015 » est très certainement accroc à ce machin. Ses effets sont proches de la Ritaline, plus un accès à une fluidité d’analyse que les aficionados appellent le « flow » : 2000 idées/minutes, actions impulsives, fonctionnement à l’instinct, hyperactivité. Un truc de Yuppie qui débouche inexorablement sur… une énorme fatigue a posteriori.

Phenylpiracétam, Carphédon

Le Modafinil ou Modiodal. C’est LE remède de cheval. La star des « nootropes » (accessible sur ordonnance aussi) née dans l’euphorie des années 70 est la confiserie préférée du génial Walter Bishop de la série Fringe. Malgré son efficacité diabolique, il provoque une dépendance très rapide et violente. Irritation, fatigue, céphalées maousses. À consommer avec (hyper)modération donc, comme toutes les autres d’ailleurs !

smart drugs