Ne mords pas la main qui te nourrit, dit le Proverbe. Un conseil dont la frenchie Camille Rowe fait fi, en jouant dans l’Idéal, le dernier film de Frédéric Beigbeder, qui s’attaque à l’industrie de la mode, comme 99 Francs s’attaquait à l’univers de la pub. Pourtant, à vingt six ans, le mannequin newyorkais vient d’obtenir la place convoitée d’égérie de la maison Dior et squatte les couverture de magazines féminins.

Après un premier rôle au cinéma dans Notre jour viendra, de Romain Gavras, voici Camille Rowe dans son (presque) propre rôle : celui de Monica Pyncho, une égérie de l’Idéal embourbée dans un scandale sado-mazo-fasco. Privée de sa star, la vraie-fausse marque de luxe engage Octave Parango (Gaspard Proust) et Valentine Winfeld (Audrey Fleurot) pour lui trouver une remplaçante Russe, blanche et vierge.

Une scène de repentir hilarante est confiée à la belle Camille : “je m’excuse si quelqu’un a été offencé par mon comportement sexuel”, annone le personnage de Pyncho face au scandale éclate. Une séquence qui résume à elle seule l’hypocrisie de la com’ moderne.

Même si son rôle est éphémère, ce choix artistique n’est pas sans risques pour la carrière de l’ancienne membre de la “Glam Team l’Oréal”. “Elle a beaucoup de courage, car les marques n’ont pas vraiment le sens de l’autocritique”, confie, sous couvert d’anonymat, un consultant d’agences de mannequin. Ce dernier refuse de croire que Camille Rowe ai reçu le feu vert de sa marque (Dior), trop contente de voir sa rivale (l’Oréal) ainsi pastichée.

A propos de l'auteur

Chroniqueur/Pigiste, spécialiste Société&Médias

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