En flânant à la FNAC, je suis passé devant une gondole à la gloire de Marc Levy, et me suis demandé, en piètre écrivain du dimanche : “putain mais comment il fait ?!”

En chinant sur le net, j’ai saisi que gagner un million en écrivant 200 pages demandait beaaauuuuucoup de méthode. Mais je pense être parvenu à en trouver la recette.

Le sujet ? Une histoire d’amour. 90% des lecteurs sont… des lectrices qui raffolent des lovestories. 

Le plan ? Simple. 1-Le coup de foudre 2-La douloureuse séparation 3-Les étonnantes retrouvailles. Tous les Levy respectent ce triptyque.

Exemple (non tiré d’un de ses ouvrages) : ils se sont aimés enfants, mais elle est morte. Vingt ans plus tard, son âme revient dans le corps d’une autre. Heureusement, il la reconnaît et arrive l’ultime scène où les deux héros se retrouvent. Ouf !

Tout l’art de Levy est de maintenir sa lectrice dans un état de frustration absolu de la page 1 à la page 199, et de ne la libérer que page 200.

Bref, c’est “Ghost” en VF. 

Le style ? Un style clair comme de l’eau de roche. Il ne doit en aucun cas être exigeant envers le lecteur. Quand un personnage est heureux, écrivez : il est heureux. Quand il s’énerve, dites “avec énervement”. Soyez optimiste, positif, soyez plus : la vie est belle, merde ! 

Surtout, n’utilisez pas plus des 1000 mots français de base que les américains pourront traduire. Faut penser au marché mondial !

Les personnages ? Ro-man-tiques. Un job glamour (archi , chirurgien, tout ce qui fait rêver les meufs), du fric (ça facilite la vie) et une psychologie simple (pas de névrosé, pas de cynique).  

Manque plus que le titre. T’inquiètes, y’a une application pour ça ! 

Voilà ! Yapluka laisser pousser une barbe de trois jours et se mettre au boulot.