Tu sais déjà que tu as 100% de chances de mourir. C’est un début. Mais sais-tu de quoi ? Hein ? Eh bien j’vais te dire : tu vivras tellement vieux qu’au final tu n’auras plus le choix qu’entre le cancer et Alzheimer. Sympa, non ? Suffirait donc de vaincre ces deux maladies pour devenir immortels. CQFD. 

Contre le cancer, on est à un tournant : bientôt une tumeur ne sera pas plus grave qu’une angine (la preuve ici).

Contre la démence sénile et autre dégénérescence intellectuelle… y’a pas trop de choix : faut libérer l’esprit du cerveau. Oulah! De comment ce fais-ce ? Ben j’vais vous l’dire, Madame Chazal.

Il paraît que milliardaires de l’ère digitale ne pensent qu’à ça ! Devenir immortels (comme le reste de l’espèce humaine d’ailleurs). Par exemple, tu connais le (vrai) slogan de Google ? C’est « nous allons tuer la mort ». Rien que ça ! Mégalo quand tu nous tiens. 

L’idée de ces fadas de la Vallée en Silicone est de prolonger la vie de leur petit corps chétif de geek le plus longtemps possible, en se bourrant de nanotechnologies anti-cancer ou en recréant les organes qui lâchent un à un avec une imprimante 3D. 

Ensuite, à 200 ans, quand leur cervelas partira en biberine, il iront transférer leur “esprit” dans un robot. Deux start-ups développent déjà le projet : Humai et United Therapeutics. Si t’as 3 millions qui dorment en Suisse, c’est le moment !

Bientôt, à toi la vie éternelle ! Amen ! 

Enfin… éternelle tant qu’il restera de l’électricité pour faire tourner ton cerveau artificiel robotico-bionique qui valait 3 milliards. Justement, à ce sujet, j’crois on a un petit problème, Houston.

Hé oui, car on aurait pratiquement autant de chances de vaincre le cancer que de transformer la terre en vaste désert autodétruit. Date de péremption : 2100. Pile quand les nouvelles technologies prometteuses précitées seront arrivées à maturité (enfin, selon les business plans présentés aux banquiers). Quelle ironie niarkniarkesque !

Alors bon, comment arrive-t-on à la date de 2100 ? En combinant deux facteurs : la connerie humaine et l’instinct des machines. 

Côté connerie humaine tu penses bien sûr au réchauffement climatique. Et tu as bien raison ma Brenda ! 

Demande au GIEC, on sera (au pire) à + 4,8 °C en 2100. Est ce qu’ils appellent le “Scénario 4“. Joli titre de film catastrophe, non ? “The fourth scenario” avec Tom Cruise et Uma Thurman. Je viens de le déposer à l’INPI et d’appeler la Warner alors n’y pense même pas ! 

Hautement probable, ce scenar prévoit que les émissions, tout comme la population, continuent d’exploser. On est 12,5 milliards d’accros aux énergies carbonée, à la viande rouge. Ultrapolluée, l’eau ne se recycle plus naturellement. Tout n’est qu’inondations, sécheresses, canicules, etc… T’imagines que dans ces conditions il sera difficile de faire tourner les centaines de centrales nucléaires nécessaires à l’alimentation de ton merdier. 

Mais c’est pas le tout ! 

Oui, seigneur pardonne leur car les chercheurs sur l’intelligence artificielle ne savent pas ce qu’ils font ! Le soulèvement des machines serait pour bientôt… eh oui je sais dur dur, l’apocalypse nucléaire tout ça, pfff. Stephen Hawking et Bill Gates le disent : quand les capacités de calcul des ordinateurs dépasseront celles du cerveau humain, la machine sera autonome. Et, selon la loi de Moore (montée en puissance exponentielle des capacités de calcul des ordinateurs) et Ray Kurzweil de chez Google, la “singularité” interviendrait entre 2050 et 2100. À cet instant fatidique, la machine se dotera d’instincts de conservation et de reproduction. Et là que deviendra l’humanité ? Obsolète, comme le dit Günter Anders ? Alors à quoi lui servira-t-il d’être immortel ? 

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