Et ça y est : les Le Pen, Sarkozy et autres têtes à claques ont repris le chemin des tranchées. Ah que leur silence me manque !

Trop chères, sources de corruption et de mauvaises décisions, les campagnes électorales pourrissent la démocratie française. Et l’arrivée des primaires ne fait qu’empirer les choses ! Merci Terra Nova !

La campagne présidentielle coûte en moyenne 60 millions d’euros au contribuable Français. On a pas mieux à faire qu’enrichir Bigmalion et remplir les caniveaux de tracts du même niveau ?

Et si on élisait sans faire campagne, ou du moins à minima ?

La presse écrite, grassement subventionnée, pourrait rendre un service civique, en publiant des “numéros spéciaux” présentant candidats et programmes. De leur côté, les chaînes de télévision pourraient être enjointes d’organiser des débats entre les candidats à temps de parole égal. Cependant, l’affichage et l’envoi de documentation écrite – tel que pratiqué aujourd’hui – serait autorisé.

Mais toute autre forme de propagande PUBLIQUE serait proscrite ! Ni meeting, ni concert, ni réunion publique, ni interview ou émission spéciale, ni tracts, ni rien de rien !

Certes, les réunions menées dans un cadre privé (appartement, siège de parti) et sur invitations, resteront autorisées faute de ne pourront être interdites. Mais s’en sera terminé des barnums interminables et autres sketchs démago-cratiques.

Certes, la corruption des corrompus perdurera. Elle qui n’est jamais publique. Mais les moyens de la cacher (et que je t’imprime tes affiches gratis, etc) seront moins nombreux.

Surtout, surtout, on fermera le clapet du déversoir à boniments, du moulin à promesses, fini les petites phrases, les BFMTevades, les GrandJournalités, les photos posées-volées. Niet, Nein, Chpounz, Kricht, Halt, Zarma !

Le programme. Tout le programme. Rien que le programme. Point barre et ferme-la !

Adios communiquants et fils de pub, agios sondages factices, adios Unes hyperboliques, hasta luego les guéguerres de clans pas médias interposés, les courses à l’échalote, les affiches qu’on colle et con décolle. Basta !

Du programme, des propositions, du calme, du chiant, de l’Arte. Plus de pensif moins de poncifs. Élevons le débat. Et si les cons le sont tant qu’il se désintéressent de cette politique sans spectacle, eh bien qu’ils restent chez eux !

Plus personne ne devrait dire “je vote pour Untel parce que je l’aime bien”. Choisir ainsi, c’est chier sur la démocratie. Et un bulletin n’est pas un torche cul ! À bon entendeur, salaud !