Sepp Blatter tenait les rennes de la FIFA depuis… 98 ! Tu imagines l’état de la moquette et la crasse sur le papier peint du nouveau bureau de l’italo-suisse Gianni Infantino, aka Monsieur Propre (crâne d’oeuf oblige). Le pauvre va quand même affronter une chiée (diantre, une diarrhée !) de scandales… sans pouvoir faire trop de remue-mélasse (trad. engl : crap-storming), histoire de laisser (un peu) la crotte retomber au fond. Mais, heureusement que notre cher Gianni Infantino…

1-…est le cardinal du foot européen. Non, pas qu’il soit adepte des mi-bas Gamarelli rouges en soie (contrairement à Fillon qui, lui, a la classe interchionale). Mais il est quand même secrétaire général de l’UEFA depuis 2009, avec 15 saisons de Ligue des Champions à son actif. Bref, c’est pas de la bleusaille. D’ailleurs, depuis 2004, il en était déjà patron du département juridique de la Fédé.  On la lui fera pas, à Gégé. 

2-…n’est pas un fou furieux. Alors bon, oui, c’est un réformateur. Mais à côté de Blatter, même Platini faisait rêver (paix à son âme). Par contre, Gianni c’est un modéré, un coeur tendre, un doux agneau, une biche perdue dans une forêt de chênes, bref, un pondé-modéré (contraction de pondéré et modéré, si tu étais trop crevé pour comprendre, toi qui n’a pas quitté ton/tes écran(s) depuis 8 heures environ, ce qu’il fait qu’il te reste 2 heures à tenir… puis 4 heures une fois que la Loi Elkhomri sera passée. Allez, courage petit). Ses propositions pour changer la gouvernance de la FIFA restent soft. On dirait même smooth : présence d’un “agent de conformité” auprès du directeur général (sorte de casse couille de service “quoi, comment ça je peux pas garder cette caisse de Champagne, mais ce sont les Biélorusses qui me l’ont offert, ils sont très gentils les Biélorusses  !”), il propose la création d’un poste de représentant des femmes dans chaque fédération. Hmmm le football féminin. Et puis, malgré les lourds, très lourds, très très lourds, très très très lourds (ok ok ok) soupçons de corruption lors du choix de la Russie et du Qatar pour les Coupes du Monde 2018 et 2022… il ne fera rien revoter. Pfiou ! fait l’Emir. Par contre, il a une idée choc le coco : développer l’arbitrage vidéo. Ce qui pourra enfin nous libérer de ces interminaaaaaaable discussions sur “et que il a fait main” “mais non tu as du caca dans les yeux” “si si tout le monde la vue la main”… On en parle encore 8 ans après. 

3-…sera bien aidé par les flics. Il n’aura pas à mettre les mains dans la cuvette et laissera le FBI et la Police Suisse courir après les méchants. Par contre, faut s’attendre à une pelletée d’arrestations en 2016. On va en avoir de belles photos de cols blancs menottés à diffuser. On pourra faire un calendrier pour AntiCor. Enfin, pour préserver l’image de la FIFA, il pourra compter sur son onéreux cabinet d’avocat Quinn Emanuel et Teneo (dont on arrive pas à trouver le site internet via Google, c’est l’angoisse, si vous avez une information à ce sujet, merci de nous contacter au plus vite, nous sommes inquiets).

4-Par contre, Platini risque de le marquer à la culotte. Qui résisterait à quémander à celui qui fut son son bras droit pendant 10 ans une petite ristourne sur sa peine ? “S’teu’plééé Gigi, ayde-moiiiii”. Va falloir être fort Gianni, va falloir être fort… 

A propos de l'auteur

Chroniqueur/Pigiste, spécialiste Société&Médias

Articles similaires

Une réponse

  1. 4 trucs à savoir sur Gianni Infantino, n...

    […] Sepp Blatter tenait les rennes de la FIFA depuis… 98 ! Tu imagines l’état de la moquette et la crasse sur le papier peint du nouveau bureau de l’italo-suisse Gianni Infantino, aka Monsieur Propre (crâne d’oeuf oblige).  […]